Nov 2019

En passant

Vous pouvez adhérer à Lumière d’Encre suivant deux modes :
– Formulaire d’adhésion à télécharger
– 
Adhésion 2019 par le site HelloAsso

– Du 12 octobre au 15 novembre :  Carlos Barrantes : « Le livre des morts » à la galerie Lumière d’encre à Céret.b

Vernissage le samedi 12 octobre à 11h30. Télécharger le dossier de presse – Télécharger l’affiche.

– Mois de novembre : Le mois de la photographie à Céret, 8 lieux, 10 expositions dont : Carlos Barrantes « Le livre des morts », Richard Petit « Border Line »(restitution de la résidence lumière d’Encre 2018/2019), Steve Drevet « L’instant indécis », Ceci est un chien, exposition canine, partie 2. Télécharger le dossier de presse.

– Du 2 novembre au 16 novembre : Richard Petit : « Border Line » à la Salle La Capelleta, rue Pierre Ramell, Céret.

Vernissage le samedi 2 novembre à 11h30. Télécharger le dossier de presse – Télécharger l’affiche.

– Du 9 novembre au 30 novembre : Steve Drevet & Romaric Mandelblat : « L’instant indécis » à la salle Métier d’Art de San Roch, 4 boulevard La Fayette, Céret.

Vernissage le samedi 9 novembre à 11h30. Télécharger l’affiche.

– Le 16 novembre 2019 à 11h30, à la Galerie Lumière d’Encre : action artistique : CECI EST UN CHIEN, partie 2. Télécharger L’affiche.

EXPOSITION : Jean Marc Caracci : « Homo Urbanus Europeanus » à la galerie Lumière d’Encre à Céret du 5 octobre au 14 novembre 2019. Exposition annulée par déficience de l’artiste.

Nos partenaires:

2015/2016 Céret, une géographie : Maud Faivre

En passant

Appel à projets de la résidence 2015-2016 : téléchargeable ici en PDF et là en format Word (.doc).

Télécharger le compte rendu de la résidence de Maud FAIVRE.

Maud Faivre : « Mon attention photographique porte essentiellement sur les notions de territoire, d’habitat ;
elle interroge l’appropriation, l’usage et l’organisation par l’homme d’un lieu déterminé.
J’aime à penser que l’évocation de la structure d’un territoire permet une lecture et une compréhension
de ces endroits dans lesquels nous vivons, et nous invite à méditer sur la manière
dont nous vivons.
À travers cette démarche documentaire, je tente de m’approprier plastiquement ces lieux,
cette architecture. Et c’est cette oscillation, comme une tension entre une dimension documentaire
et une recherche plastique, esthétique, qui m’attire. »

Quelques images de la résidence de Maud FAIVRE :

La conférence de présentation et la première exposition « Rivage » :

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 Une rencontre autour du travail en cours :

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Quelques images des interventions scolaires :

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L’exposition des travaux réalisés :

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2015-2016 Les paysages céretans font-ils rêver? : J.P Astolfi

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Un projet

Compte tenu de l’expertise que nous avons acquise au cours de ces huit dernières années, de notre engagement du côté de la création photographique, ainsi que des besoins des photographes; Compte tenu de notre plaisir à côtoyer les artistes dans l’acte de création, à partager leurs et nos interrogations ; Nous avons proposé des résidences d’artiste accolées à notre résidence principale, pour permettre d’accueillir un photographe pendant le temps qu’il désire pour mener à bien une création, pour défricher une problématique, pour avancer sur un questionnement.
Ces résidences ne sont pas du même ordre que notre résidence principale, notamment en matière de dotation, mais nous essayons de les croiser avec elle afin que les deux artistes se rencontrent et échangent. Nous proposons le gite et le couvert et une aide logistique.
Nous essayons, en accord avec l’artiste de la résidence principale, de favoriser une réflexion avec les membres de l’association et les différents résidents lors de ces moments de partage.

Cette année nous l’avons proposée à Jean-Philippe Astolfi. Lors de la rencontre que nous avions eue avec lui, lors de la sélection sur l’appel à projets auquel il avait répondu, nous avions senti une demande, une interrogation auxquelles nous avons voulu offrir un moment de réponse. Aussi, en accord avec Maud Faivre, nous avons proposé à Jean-Philippe Astolfi de venir pendant les moments de présence de Maud Faivre pour réaliser un travail.
Notre proposition, « Pourquoi les paysages Cérétans font rêver ? », cherchait à interroger le recours systématique à la protocolisation de l’artiste. La rencontre avec Maud Faivre était aussi la rencontre avec une autre forme d’approche de la pratique photographique.
Jean-Philippe a accepté notre proposition et après une première période de 5 jours à la fin du premier séjour de Maud, il a décidé de revenir régulièrement pendant les périodes de présence de Maud Faivre. Cette rencontre, parfois cette confrontation, a été très appréciée par les deux artistes et par les membres de Lumière d’Encre, ce fut des moments de réflexion, d’interrogation, de recherche fort fructueux.

Nous réitérerons ce type de proposition pour des artistes auxquels il nous semble qu’elle puisse apporter un soutien.

Jean-Philippe Astolfi a produit beaucoup d’images pendant ses séjours à Céret et nous a présenté, lors de son dernier séjour, plusieurs approches pour répondre à l’interrogation initiale que nous lui proposé. Nous lui laisserons la parole pour parler de cette résidence après avoir montré quelques-unes des images réalisées.

Télécharger le compte rendu de la résidence de Jean-Philippe Astolfi.

Quelques images de la résidence :

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La restitution a eu lieu le mercredi 2 novembre au cinéma « Le Cérétan » en présence d’un public nombreux et a donné lieu à une discussion riche :

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2014/2015 Tot s’hi val ! : Lénaïc Gras

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Tot s’hi val ! », 
Quête hétérotopique – imagination de la ruine et de l’invisible.
Projet artistique et pédagogique en milieu scolaire

 Le projet :
Le projet comporte plusieurs volets  qui trouvent leur cohérence autour du travail universitaire déjà engagé par l’équipe dirigée conjointement par Sophie Avarguez et Aude Harlé, toutes deux maîtresses de conférences en Sociologie à l’Université de Perpignan Via Domitia et auteures de la publication : AVARGUEZ Sophie (dir.), HARLE Aude, JACQUEZ Lise, DE FISSER Yoshée, Du visible à l’invisible : prostitution et effets-frontière. Vécus, usages sociaux et représentations dans l’espace catalan transfrontalier, Baixas, Balzac éditions, Collection L’univers des discours, 2013.
À la lecture du compte rendu de recherche il apparaît désormais que ce travail, loin d’être un aboutissement, doit donner lieu à une série d’actions concrètes, tout particulièrement en direction des adolescents et des jeunes adultes.
La question de la prostitution qui sévit aujourd’hui  à notre frontière doit être traitée à plusieurs échelles.  De notre point de vue il apparaît  important d’impliquer le public scolaire dans une réflexion d’ensemble sur ce sujet.
Le lycée Déodat de Séverac à Céret a souhaité s’engager dans cette démarche en fédérant l’action de différentes institutions. Au cours d’une année scolaire, les élèves du lycée  sont impliqués autour d’un double travail pédagogique et artistique avec au final une publication numérique de l’ensemble des travaux réalisés (publication coordonnée par l’artiste et le CDI du lycée).

Le volet artistique :
« A la frontera tot s’hi val » : cette expression, reprise maintes fois lors des entretiens menés auprès des habitants de la Jonquera à propos du développement de la prostitution dans leur ville, est à la fois le point de départ de notre réflexion et son aboutissement. Cette expression difficile à traduire « à la frontière tout se vaut», « à la frontière tout est possible » ou encore « à la frontière, tous les coups sont permis » reflète les spécificités de ce territoire et du phénomène prostitutionnel. Cette expression est détournée d’une expression populaire bien plus ancienne « Per carnaval tot s’hi val » soulignant une des spécificités de cette fête au cours de laquelle tout était permis, où les limites pouvaient être transgressées.

Sophie Avarguez et Aude Halé abordent la notion d’ «hétérotopie» dans leur publication. Pour les jeunes garçons des Pyrénées-Orientales, la pornographie représente «l’utopie» d’un plaisir sans limite mais aussi d’une virilité exacerbée. La fréquentation des clubs de prostitution représente « l’hétérotopie » (Michel Foucault, 1967) c’est-à-dire la concrétisation de cette « utopie », son incarnation, son inscription dans un territoire et dans un temps déterminé, la possibilité de passer du fantasme à l’acte et à la performance sexuelle. L’analyse permet de les rapprocher de la notion «d’hétéropie disneyenne» décrite par Charles Perraton ( 2004 ). Cette approche se vérifie en effet au niveau de l’organisation et du fonctionnement (extrait de la synthèse de la publication ).

Description de la résidence – interventions – 60h :
– Elaborer et réaliser un «carnet de regards» grâce à un carnet de note et à des outils graphiques variés puis singuliers permettant les rebondissements d’idées et les schèmes de projets artistiques de l’élève.
– A plusieurs occasions, Lénaïc G présentera un certain nombre d’artistes ayant travaillé de près ou de loin sur les thématiques citées dans le plan-profil pédagogique présenté ci-après ( exemple de thèmes : stéréotype, genre, sexualité, prostitution, pulsion, hyper-modernité, valeur marchande, performance, valeurs traditionnelles, injonctions contradictoires, fantasme, frontière, hétérotopie, … ). Ces présentations seront l’espace d’échanges, de débats, d’études et de réflexions sur des thèmes présélectionnés selon le plan-profil pédagogique ci-après – choix concerté entre auteures/sociologues, professeur, artiste.
– Développer le point de vue et interroger les frontières au pluriel.
– Encourager l’exploration et la pratique du «carnet de regard»
– Intégrer/(re)définir des références et recherches (tous supports) afin d’élaborer son point de vue.
– Exposer les (Hétéro)créations résultant du «carnet de regards».
Tout au long de ce chemin pédagogique, l’artiste accompagnera les élèves dans les CONCEPTIONS et CREATIONS d’hétérotopies multiples et uniques sur leur «carnet de regards»: conseils techniques, systèmes de notations, schémas…

Plan-Profil pédagogique :
1 – Comment se construit l’image de ce que doit-être une femme et un homme sur le territoire géographique des Pyrénées-Orientales ? ( Septembre-Octobre-Novembre )
a. Qu’est-ce qu’une «idée reçue» ?
b. Qu’est-ce qu’un stéréotype de genre ?
c. Qu’est-ce qu’un stéréotype de sexualité ?
d. Qu’est-ce qu’une hétérotopie ? (À prévoir : 10 à 20h dont un déplacement à l’UPVD pour une communication de 20min à l’écoute d’un intervenant universitaire)

2 – Comment se construit l’image de la prostitution sur le territoire géographique transfrontalier ? ( Novembre-Décembre-Janvier )
a. Qu’est-ce que la prostitution selon une équipe de sociologues ?
b. Qu’est-ce que la prostitution selon un/e consommateur/e ?
c. Qu’est-ce que la prostitution selon la presse ?
d. Qu’est-ce que la prostitution selon la/le prostitué/e ?
e. Qu’est-ce que la prostitution selon votre regard d’adolescent/e scolarisé/e catalan/e ?

3 – Comment se construit autrement un monde sans stéréotype et sans prostitution ? ( Janvier-Février-Mars )
a. Peut-on vivre mieux sans discrimination de genre et de sexualité ?
b. La diversité est-elle dissoute ? Uniformité ? Singularité ? Repère ?
c. Peut-on vivre mieux sans prostitution ?
d. Imaginons les hétérotopies supprimant les stéréotypes de genre et de sexualité et la prostitution ?
e. Imaginons les hétérotopies des prostitué/e/s catalanes ?
Une façon de donner de la visibilité à un point de vue dissimulé, grâce aux autres acteurs passifs périphériques de ce même territoire.

Nomenclature des différents modules d’intervention :
– A – «Introduction» : présentation de Lénaïc G. artiste peintre, du projet, du calendrier, des modules, d’une œuvre de Lénaïc G., … réactions, questions…
– B – «Observation» : Présentation et études des concepts phares du projet ( 01 / Stéréotype ; 02 / Prostitution ; 03 / Hétérotopie ) – Références artistiques, littéraires, sociologiques, historiques, humaines contemporaines.
– C – «Laboratoire» : Recherches et création collectives autour du carnet de regards et des concepts phares d’après références pré-citées.
– D – «Atelier» : Expérimentations en autonomie (accompagnée et soutenue) par le dessin, la peinture, l’écriture, le son, la vidéo,… dans l’approche de l’installation.
– E – «Monstration» : Exposition commentée librement des œuvre projetées depuis le carnet de regards.
– F – «Visite» : déplacement à l’extérieur accompagné ( 01 / UPVD ; 02 / Atelier d’Artiste ; 03 / Musée de Céret)
– G – «Cosmos» : Choix concerté de passages des carnets de regards des jeunes artistes, donnant lieu au développement globale et à des ajustements d’interprétations artistiques des 3 concepts phares, «projectionssage» (dans une salle du Musée de Céret ).
Ces œuvres plastiques et/ou sonores seront les instruments de réalisation de l’e-publication conçue par  l’Artiste (suivie par la documentaliste du Lycée) sur les mois de Avril, Mai, Juin 2015.
Sous la forme d’un livre électronique réalisée par l’Artiste en concertation avec les différents acteurs du projet, cet outil de réflexion artistique sera donc disponible dans tous les CDI situés sur le territoire catalan… Et ailleurs…

Le volet scolaire :
En Sciences Économiques et Sociales :
Le programme de Sciences sociales en première ES comporte 3 chapitres.
•    Les processus de socialisation et la construction des identités sociales
•    Groupes et réseaux sociaux
•    Contrôle social et déviance
L’ensemble de cet enseignement sera construit à partir du travail de recherche universitaire sur la frontière et la prostitution.

Les problématiques spécifiques :
Les normes et les valeurs  qui orientent les conduites vers les pratiques et les usages de la prostitution.
La prostitution : quelle identité sociale. Le ou la prostitué(e) : quel statut ?
Socialisations et identités plurielles.
Le groupe social et le réseau comme vecteurs de pratiques.
La prostitution une pratique de groupe et de réseau ?
Les formes de régulation de la prostitution (les lois).
La frontière comme espace anomique (« Tot s’hi val »)
Prostitution entre conformité et déviance.
Prostitution et délinquance.

Projet de classe :
Il s’agira, à partir de cet enseignement, de construire, parallèlement au projet artistique, une réflexion sur cette question laquelle donnera lieu à un travail de publication numérique coproduit avec le CDI.
La partie du programme de Première ES consacrée à la sociologie sera traitée dès le premier trimestre (de septembre à décembre)
Les travaux personnels encadrés (TPE) seront tous centrés sur ces problématiques. Exceptionnellement, les interventions des universitaires seront destinées à aborder la méthodologie de la recherche en sciences sociales.
Les heures d’Education Civique Juridique et Sociale (ECJS) seront consacrées à cette étude et tout particulièrement au développement d’une réflexion sur le cadre légale et règlementaire.
L’accompagnement Personnalisé poursuivra  deux axes : d’une part, une réflexion sur le projet d’orientation (meilleure connaissance de la formation universitaire) et d’autre part, une réflexion sur la méthodologie du travail personnel.

 L’artiste : Lénaïc Gras
Née dans les environs de Bordeaux en 1983, Lénaïc G. passe son enfance entre mer et montagne dans les Pyrénées-Orientales, enfance souvent ponctuée de séjours dans sa Bretagne maternelle sur l’île de Houat.
Son chemin croise celui du design graphique en 1995, rencontre qui la conduit à rejoindre le lycée de la Camargue à Nîmes pour suivre un parcours en arts appliqués d’où elle sort diplôme en poche en 2001. La même année, elle intègre l’École supérieure des arts décoratifs de Strasbourg où elle obtient son diplôme avec mention en 2006, option Communication, atelier Didactique Visuelle. Elle s’installe alors près des Albères où elle vit toujours et poursuit ses recherches et son travail de création dans son atelier : « La lumière ici permet d’imaginer quelque chose d’ailleurs que l’on a la chance d’observer seulement en voyageant ». A la Recherche du Temps.
«Je suis témoin d’une époque artificielle et turbulente, alors je n’informe pas, je ne dérange pas, j’observe, je réfléchis et je range autrement.» Lénaïc G.
Le genre, «Gender», est une thématique importante de l’artiste souvent combinée à celles de la poésie, de la narration et de l’humain. Elle envisage la narration comme un exutoire ; ces histoires racontées aspirent la gravité des situations quotidiennes ou pas. Jamais sans issue ! La poésie, quant à elle, serait le passage étroit vers la connaissance ; forme intelligente de l’humanité, version de l’intime au regard du monde. Le voyage – rêvé ou réalisé – cultive des imaginaires qui deviennent des mots devenant à leur tour images et sons… Aussi fait d’échanges, de rencontres – avec des gens ou avec des choses – il permet de se définir dans un espace qui n’est pas toujours en accord avec nos volontés. La vie, le passage forcé ou une invitation à distinguer les repères en mutation. Les recherches avancent, les coïncidences et les contractions humaines déclenchent le besoin irrépressible de créer. Une gestation conceptuelle et temporelle non quantifiable. Le médium étant choisi efficacement ( peinture, vidéo, dessin, écriture… ) selon le concept réalisé et exposé aux regards des contemporains. Visuelles, Sonores… Ses installations captent l’attention du visiteur car son corps est sollicité par-delà les yeux. Son déplacement importe tellement : il prend conscience de ses limites ou de ses capacités endormies… «J’explore et manipule mon imaginaire de façon à créer des espaces visuels hybrides et incongrus. L’action des couleurs, des lignes et des mots converge. De cette manière, les éléments picturaux et graphiques gardent une portée abstraite et onirique, voire une dimension inexplicable. Je ne m’intéresse pas tant au sens du détail qu’à la visée globale de la réflexion : l’occulte processus du ressouvenir. La virtuosité ne serait qu’un imaginaire collectif imposé qui éloigne la singularité imaginative de l’individu pour permettre l’existence de la diversité.»
Les recherches et réalisations actuelles de l’Artiste portent sur les notions de frontières humaines et géographiques, la «géopoétique» (d’après les écrits de Kenneth White ).

 La réalisation de la résidence:
La résidence a débuté au lycée Déodat de Séverac en ce début d’année scolaire, en septembre 2014.

Télécharger le compte rendu de la résidence Tot s’hi val.

Dans le cadre de la semaine des Droits des Femmes, Lumière d’Encre à présenté le travail réalisé en résidence au Lycée Déodat de Séverac pendant l’année 2014-2015 de l’artiste Lénaïc Gras sur la prostitution.
Ce travail réalisé avec des élèves de seconde économique et social a abouti à la publication d’un livre numérique et a reçu le premier prix.
Cette présentation devant des jeunes et lycéens des Pyrénées Orientales à eu lieu au palais des Rois de Majorque lors d’une journée thématique sur la lutte contre la prostitution.
Cette journée s’est faite sous la présidence de la présidente du Conseil Départemental et de la secrétaire d’état chargée des personnes handicapées et de la lutte contre les exclusions qui a fortement soutenu le projet.

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2014/1015 LA VILLE, Céret : Géraldine Lay

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Appel à projet téléchargeable: Appel à projet-Résidence 2014 Lumière d’Encre

Télécharger le dossier de presse : Dossier de presserésidence 2014-2015 Géraldine LAY

Télécharger le compte rendu de la résidence de Géraldine LAY : Compte rendu de la résidence de Géraldine LAY

Quelques images de la résidence de Géraldine LAY :

Conférence de début de résidence, présentation de l’artiste :Conf Géraldine Lay mars 2015-4469Exposition de début de résidence :

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Des actions scolaires :

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Exposition de fin de résidence et conférence au Musée d’Art Moderne de Céret :

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Quelques images de Géraldine LAY :

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2013/2014 – GILLES POURTIER et ANNE-CLAIRE BRO’CH

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2013/2014 – Gilles Pourtier et Anne-Claire Bro’ch travaillent sur la vallée de l’Agly

Télécharger le dossier de presse: Dossier de presse janvier 2014

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Réalisation de la résidence Lumière d’Encre

Janvier à septembre 2013 : Appel à projet
Appel à projet relayé par les réseaux d’artistes et de structures nationales et internationales, notamment grâce à internet. Notre connaissance du milieu artistique d’aujourd’hui a permis un grand retentissement à cet appel. Nombre de candidats l’on reçu par différents canaux de distribution, notre appel reconnu comme intéressant par les milieux artistiques a été fortement relayé.
Dans le même temps nous avons continué à mettre en place les différentes collaborations (Université de Perpignan Via-Domitia, Association des canaux, Syndicat mixte du bassin versant de la Têt, bistrots de pays…).
En août, nous avons réitéré l’appel à projet.
Nous avons reçu 85 dossiers

Septembre-novembre 2013: Processus de sélection
Sur plus de 90% nous pouvons noter la très bonne qualité des propositions qui nous sont parvenues à la fois de France et de l’étranger tout aussi bien de la part de jeunes artistes que de valeurs confirmées.
Notre appel à projet dont la thématique est assez large laisse volontairement la possibilité de présenter des dossiers très variés tant par la forme que par leurs approches. Nous avons réceptionné des projets utilisant des techniques anciennes , des interventions dans l’espace, des approches classiques, du reportage, des interventions numériques ainsi qu’un certain nombre de dossiers étayés par des textes théoriques très forts.
Une première présélection fut réalisée sur 8 réunions de septembre à octobre afin de distinguer 4 candidatures que nous désirions rencontrer individuellement.
Chaque candidat non retenu est alors avisé individuellement du choix réalisé et des grandes lignes des décisions le concernant. Nous tenons à se traitement individuel.
Dans ce dernier carré se trouvaient, Gilles Pourtier et Anne-Claire Broc’h, Virginie Chibau, Arno Brignon et Marine Lanier.
Chaque candidat fut ensuite invité à Céret.
Le choix, forcément difficile, a été divulgué le 15 novembre, ce fut Gilles Pourtier et Anne-Claire Broc’h. Nous avons choisi un couple d’artistes qui a une approche différente de celles de Geoffroy Mathieu et de Laëtitia Donval, dans le but d’offrir des approches variées de notre thématique.

Novembre 2013- décembre 2013: Mise en place de la résidence et des projets pédagogiques

La proposition d’Anne-Claire Broc’h et Gilles Pourtier : Before & After Sciences

Lorsque nous avons commencer à réfléchir à ce projet dans la vallée de l’Agly, la mélodie d’une chanson que nous avions découvert ensemble nous est revenue en tête. Ses paroles illustrent parfaitement une certaine poésie liée à l’imaginaire de la rivière ou du fleuve, emprunte de romantisme et de mélancolie.

«Here we are stuck by this river
You and i underneath a sky
That’s ever falling down down down
Ever falling down …»
Brian Eno, By this River

Finalement, c’est le titre de l’album de Brian Eno qui a aussi retenu notre attention : Before & After Sciences. Trois mots en résonance directe avec ce qu’impliquerait pour nous la résidence Lumière d’Encre.
En effet, dans le cadre de la résidence photographique, nous allons prendre connaissance de données scientifiques relatives au paysage de la vallée de l’Agly. Nous allons accéder à des explications comme la révélation d’autant de phénomènes naturels et humains existants au delà du visible, liés au paysage, son histoire et son devenir.
L’approche spécifique du chercheur nous intéresse comme processus et pour la qualité des problématiques auxquelles il nous donnera accès.
Ces informations se conjugueront à d’autres, aux accents plus prosaïques ou intimes, issues des discussions que nous aurons avec les habitants. Nous irons à leur rencontre, au plus près de la rivière et de la vie dans la vallée, où nous serons, sans aucun doute, marqués par l’importance de la culture vinicole, qui nous renvoie à la notion de terroir, notion elle-même dépendante des spécificités du paysage et de la présence de l’eau.

La reprise du titre Before & After Sciences évoque ainsi un double lien au monde, comme l’idée d’une double entrée sur le territoire qui nourrira notre travail artistique.
De plus, nous souhaiterions mettre en place un protocole prenant en compte la ligne de séparation de l’espace par le fleuve. Cette ligne nous offre la possibilité d’un travail à deux points de vue : chacun une berge, une rive. Cette façon d’entrer sur le territoire nous permettra nous saisir des notions de distance/proximité, visible/invisible. Nous n’hésiterons pas à jouer avec le face à face, la possibilité de deux points de vue sur un même lieu. Cette mise en tension de la représentation du paysage nous apparaît une piste très intéressante.

«On ne peut pas entrer une seconde fois dans le même fleuve, car c’est une autre eau qui vient à vous; elle         se dissipe et s’amasse de nouveau ; elle recherche et abandonne, elle s’approche et s’éloigne.»
Héraclite d’Ephèse, Fragments

Nous garderons en tête la mélodie de Brian Eno mais aussi le sens de ce texte d’Héraclite, qui nous rappelle les principes de passage, flux et répétition lié à l’écoulement de l’eau. La photographie, comme médium de fixation du temps qui passe, nous engage à pénétrer dans ce cycle par la brèche du temps présent.
Pour ce travail, nous ne voulons pas nous limiter à photographier des personnes jeunes, mais envisager un regard plus large sur la population et le passage des générations. Nous réaliserons des images de situations, des portraits mais aussi des paysages exempts de figure humaine. Nous aurons une approche du monde rural, comme des lieux plus urbanisés de la vallée … cheminement de la mer à la source, et de la source à la mer.

Décembre 2013 – juillet 2014 : Réalisation de la résidence et des projets pédagogiques associés

La résidence s’est déroulée de décembre 2013 à juillet 2014
Les artistes sont intervenus en février,mars et mai 2014 sur le terrain, la post-production pour la réalisation des expositions et l’édition du livre a eu lieu sur le reste de l’année. Ils sont intervenus sur l’école primaire d’Estagel et sur l’école maternelle de Saint-Hippolyte pendant ces périodes de la première moitié de l’année.

Actions scolaires : Voir la page des actions scolaires 2014

L’observatoire des paysages:
La collaboration avec le département de Géographie et Aménagement de l’université de Perpignan Via-Domitia n’as pas permis de trouver un étudiant désireux de s’investir sur le territoire de de la vallée de l’Agly. Cette année, l’ensemble des étudiants de cette unité de recherche se sont tournés vers des problématiques urbaines.
Le partenariat avec le SMBVT (Syndicat Mixte du Bassin Versant de la Têt ) représenté par Fabrice Carol afin de proposer un stage commun, n’a pas reçu l’aval du conseil d’administration. Aussi le travail associé d’observatoire du paysage a-t-il été mis en attente des résultats de nouvelles collaborations.

Rencontres, conférences et expositions:
Le samedi 22 mars 2014, Anne-Claire Broc’h et Gilles Pourtier sont intervenus à la médiathèque de Céret pour présenter leurs travaux antérieurs et leur démarche artistique.
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Dans le prolongement de cette conférence, une exposition a eu lieu à la Galerie de Lumière

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Deux soirées portes ouvertes on eu lieu à la galerie du 47 rue de la République à Céret, en janvier 2014 et février 2014.

De même, Anne-Claire Broc’h et Gilles Pourtier sont intervenus, avec l’association BlaBl’Art, à Perpignan, en juin pour présenter le résultat de leur travail et leur approche photographique.

Travail de création réalisé lors de la résidence et expositions
Dans la suite de leur proposition Anne-Claire Broc’h et Gilles Pourtier ont abordé le territoire et le paysage de l’eau de la vallée de l’Agly par la rencontre avec la géologie et avec les habitants.
A une approche quasi scientifique de la géologie de la vallée qui a produit une collection d’image des roches que l’on peut trouver dans la l’Agly, les artistes ont associé les images des paysages et des personnage rencontrés dans leur cheminement photographique de la naissance à l’embouchure du fleuve : BEFORE SCIENCE
«Pour cette mission photographique dans la vallée de l’Agly, nous nous sommes focalisés sur la géologie du terrain, au plus près du cours du fleuve.
Mimant le processus d’observation du chercheur, nous avons procédé à des prélèvements de roches ensuite photographiés en studio. Ces prélèvements attestent de la richesse géologique du sol, témoin de nombreux métamorphismes à la rencontre entre deux plaques continentales : ibérique au Sud, européenne au Nord.
Considérant l’usage des paysages, notre parcours nous a mené à la rencontre des habitants de la vallée. Notre enquête renvoie à la culture viticole, elle-même dépendante de la géologie et de la présence de l’eau sur le territoire. Au final, c’est l’esprit d’un lieu que met en scène notre récit photographique.»
Anne-Claire Broc’h et Gilles Pourtier

En voici quelques images :

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Enfin, la travail restera disponible à l’association Lumière d’Encre pendant un an pour permettre sa diffusion. Il sera exposé conjointement avec les travaux de Geoffroy Mathieu sur la vallée du Tech et ceux de Laetitia Donval sur la vallée de la Têt à Céret (La Capalleta du 27 avril au 10 mai 2015) et au Chateau Royal de Collioure fin 2015. Leur travail sera également exposé au Palais des Rois de Majorque de Perpignan (date 2015 non encore fixée) et dans la vallée de l’Agly (Estagel) ainsi qu’au Lycée Paul Renouvier à Prades et au lycée de Canet en roussillon.

Édition
Une édition du travail de résidence a eu lieu en collaboration avec les éditions Poursuites (http://www.poursuite-editions.org/), spécialisée dans l’édition de travaux de photographes-auteurs.
Il est visible sur le site de Lumière d’Encre :
Couverture : Couverture BEFORE SCIENCE
Pages : BEFORE SCIENCE pages interieurs
Elle vient rejoindre les deux premiers volumes, celui rendant compte du travail  de Geofroy Mathieu sur la vallée du Tech ainsi que celui de Laêtitia donval sur la vallée de la Têt.

La collection qui réuni les trois volumes édités à la suite des trois résidence sur la thématique de l’eau a rencontré un joli succès public. Cela était particulièrement visible au salon Polycopies qui a eu lieu les 7,8 et 9 novembre sur la péniche Concorde en face du musée d’Orsay à paris pendant le mois de la photo 2014.

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La résidence Lumière d’Encre est soutenue par :
La Direction régionale des Affaires Culturelles-Ministère de la Culture
Le Conseil Général des Pyrénées-Orientales
Le Conseil Régional Languedoc-Roussillon
L’Inspection d’Académie Languedoc-Roussillon

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Biographie des artistes

GILLES POURTIER
né à Romans le 7 janvier 1980
13 boulevard Eugène Pierre
13005 Marseille
gpourtier@yahoo.fr
+33 6 86 20 14 07
www.gillespourtier.com

Formation
2009 Diplômé de l’École Nationale Supérieure de la Photographie (félicitations du jury), Arles
2003 Compagnon Verrier, CERFAV
2002 CAP vitrailliste, Centre Européen de Recherche et de Formation aux Arts Verriers
2000 DEUG Lettres Modernes, Grenoble

Expositions personnelles
2013 VZTAHY, Kosice, Slovaquie
2012 Le vierge, le vivace et le bel aujourd’hui!, Le Blanc (36)
2011 Un peu plus loin de l’autre côté de la rue des néons…, La Compagnie, Marseille
La grande surface de réparation,centre d’art contemporain 3bisF, Aix-en-Provence

Expositions collectives
2013 Un regard sur la jeune création française de photographie, Inter Gallery, Festival Croisements, Pékin
2012 Ceux qui arrivent, commissariat Fannie Escoulen et Florence Maille, Le BAL, Paris
Entretenir des choses matérielles, Forum fur Kunst und Architektur, Essen, Allemagne
Slick Art Fair, Paris
The Last Hypermarkt, Digital Tradition, Arles
Print is a print is a print, galerie GLASSBOX, Paris
Sauter le pas, La nuit de l’instant, La Traverse / Les Ateliers de l’Image, Marseille
Le grand roque, galerie Arena, École Nationale Supérieure de la Photographie, Arles
2011 Print is a print is a print is a print, Art Cade/Galerie des Grands Bains Douches de la Plaine, Marseille
Real, Les Ateliers de l’Image/South Art, Galerie Soardi, Nice
Conférence du critique d’art François Aubart sur les standards observent les formats, Art-O-Rama, Marseille
2010 Dans l’éventualité improbable d’un accident, Les Rencontres de la Photographie d’Arles
All tomorrow’s parties – sélection pour le prix international Voies Off, projection, Arles
3ème Festival Internatonal du livre de photographie, Kassel, Allemagne
Conversations n°2, La Traverse / Les Ateliers de l’Image, Marseille
Trafic, Institut Français de Prague, République Tchèque
Trafic, Institut Mémoires de l’édition contemporaine (IMEC), Caen
RIAM 07 – LOW TECH, 7ème Rencontres Internationales des Arts Multimédia, Marseille
2009 Une attention particulière, les Rencontres Internationales de la Photographie, Arles
Ils photographient, ils écrivent, FIC (Forum des Industries Culturelles), Arles
2007 Le Parti pris, les Rencontres Internationales de la Photographie, Arles

Publications
2011 Kaiserin, hors série n°5, publication d’une photographie de la série Le Château
Must we mean what we say, édition la compagnie, Marseille
Les voleurs, DVD + livret de Paul-Emmanuel Odin, édition Marguerite Waknine, Angoulême
Wandertag n°9, en collaboration avec Léo Favier et Schroeter und Berger, 3bisF et l’hôpital Montperrin, Aix-en-Provence
2010 Wandertag n°8, en collaboration avec Léo Favier et Schroeter und Berger. Musée de Kreuzberg, Berlin
2009 Trafic, Collection Anticamera, ENS éditions/ENSP
Infra-Mince n°5, Cahiers de L’École Nationale Supérieure de la Photographie, Actes Sud

Résidences
2013 Résidence à Ouessant et Brest avec Anne-Claire Broc’h, en partenariat avec le festival Pluie d’images et la cinémathèque de Bretagne
2013 Résidence de création KAIR-Kosice Artist In Residence program, Kosice, Slovaquie
2011 Résidence de création avec Anne-Claire Broc’h – Nature humaine, ville de Le Blanc (36)
2010-2011 Résidence de recherche, 3bisf, lieu d’arts contemporains, Aix-en-Provence

Prix et bourses
2010 C.A.C. Arts Visuels, Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
édition du vinyle Les standards observent les formats,collaboration avec l’association Technè

activités pédagogiques, commandes
2012 interventions à la formation continue de l’ENSP à Arles
2011 Interventions au Lycée Pasteur au Blanc

ANNE-CLAIRE BROC’H
née à Brest le 23 mars 1984
13 boulevard Eugène Pierre
13005 Marseille
acbroch@yahoo.fr
06 64 70 44 21
www.anneclairebroch.com

projets et expositions
2013    Résidence à Ouessant et Brest avec Gilles Pourtier, en partenariat avec le festival Pluie         d’images et la cinémathèque de Bretagne
exposition programmée en janvier 2014 à Brest
2011    Résidence au Blanc (Indre) avec Gilles Pourtier, mise en place par l’association Nature         humaine, avec le soutien de la DRAC Centre et du PNR Brenne
Réalisation de la série Le vierge, le vivace et le bel aujourd’hui !
exposition en mai 2012 au Moulin de la filature au Blanc
publication, édition Nature humaine

expositions collectives
2013 Un regard sur la jeune création française de photographie • Inter Gallery, Festival Croisements, Pékin
2012 Ceux qui arrivent, commissariat Fannie Escoulen et Florence Maille • Le BAL, Paris
2013 Marseille vu par 100 photographes, commissariat Antoine d’Agata • Bibliothèque départementale, Marseille
2012 Calme • Galerie du 5ème, Marseille
2010 Hors-saison • Médiathèque Saint Marc, Brest
2010 Dans l’éventualité improbable d’un accident, avec le Fernweh Klub • Parti communiste, Arles
Conversations n°2, La Traverse / Les Ateliers de l’Image, Marseille
2009 The Supermarkt, commissariat Olivier Cablat • Galerie 2600, Arles
2009 Hors-saison, sélection pour le prix international Voies Off, projection • Arles
bourses et workshop
2013 workshop avec Charles Fréger • Atelier de Visu, Marseille
2011 aide individuelle à la création • DRAC PACA
2009 mention spéciale du jury WIP «Work In Progress» pour la série Hors-saison • Arles
2009 workshop écoles européennes encadré par Antoine d’Agata • Atelier de Visu, Marseille
2008 bourse d’étude Erasmus • Le 75, Bruxelles

publications
We find wildness, plateforme web
Le vierge, le vivace et le bel aujourd’hui ! édition Nature humaine
Qu’avez vous fait de la photographie ? ENSP 30 ans • Actes Sud
Journal #2, atelier de Visu 2009
revue Mouvement numéro 53
cinéma
2013 La matière bleue, film court de fiction, projet en cours, avec Bathysphère productions, Paris
scénario finaliste du concours Côté Court à Pantin
2013 L’étable, projet en cours, écriture et développement
2012 aide sélective à l’écriture de scénario documentaire de la Région PACA
2007 réalisation du film court L’absence de vertige reste un mystère, avec Myria prod. Brest
Prix de qualité du CNC
scénario lauréat du concours de scénario Estran à Brest
depuis 2007 réalisation de films expérimentaux

activités pédagogiques, commandes
2013 Histoire et usage du studio photo, interventions à l’ENSP • Le studio photo de l’Atelier du large, coproduction ENSP / Marseille-Provence Capitale européenne de la culture
2012 interventions à la formation continue de l’ENSP à Arles
2012 Des clics et des classes – artiste intervenante en milieu scolaire • Ecole de la Paix, Marseille
2011 Interventions au Lycée Pasteur au Blanc
2011 workshop «La conquête de l’exposition» : création et suivi du projet • ESA Brest en partenariat avec le festival Pluie d’images et le centre d’art Passerelle
2010 encadrement d’ateliers et de stage de photographie argentique et numérique • Vol de nuits, Marseille
2010 workshop «Imaginaire» : création et suivi du projet • ESA Brest / festival Pluie d’images
2009 assistante de David Balicki, Eric Bouvet et Klavdij Sluban • Rencontres de la photogra phie d’Arles
2008 médiatrice dans le cadre du dispositif «Une rentrée en image» • Rencontres d’Arles
2009 conférence «La ville photographiée» • IUFM de Brest
2004 encadrement d’ateliers à l’Alliance Française d’Antsiranana, Madagascar

Titulaire du DNSEP-art (félicitations du jury), obtenu en 2006 à Brest.
Diplômée de l’école Nationale Supérieure de la Photographie, Arles (félicitations du jury) en 2009.

2012/2013 -LAETITIA DONVAL

Lien

Résidence 2012/2013 : L’eau et la vallée de la TÊT
LAETITIA DONVAL

Dossier de presse (chargement environ 30s)

Réalisation de la résidence

Janvier à avril 2012 : Appel à projet
Appel à projet relayé par les réseaux d’artistes et de structures nationales et internationales, notamment grâce à internet.
Mai à juin 2012 : Processus de sélection
Nous avons reçu plus de 55 dossiers de candidatures à la suite de notre appel à projet. Il est à noter la très bonne qualité des propositions qui nous sont parvenues à la fois de France et de l’étranger tout aussi bien de la part de jeunes artistes que de valeurs confirmées. Notre appel à projet laissait volontairement la possibilité de présenter des dossiers très variés tant par la forme que par leurs approches. Nous avons réceptionné des projets utilisant des techniques anciennes (tirages à la gomme, sténopé…), des interventions dans l’espace, des approches classiques, du reportage, des interventions numériques ainsi qu’un certain nombre de dossiers étayés par des textes théoriques très forts.
Tous les dossiers sont discutés et chaque candidat reçoit une réponse personnalisée. Nous tenons beaucoup à ce respect des candidats qui se sont souvent investis dans la constitution de leur candidature.
Une première présélection a permis de retenir 6 candidatures que nous désirions rencontrer individuellement:
– Mylène Blanc : http://www.myleneblanc.com/
– Guillaume Bonnel : http://www.guillaume-bonnel-photographies.net
– Marc Cellier : http://marc.cellier.book.picturetank.com
– Laetitia Donval :http://www.lightstalkers.org/laetitiadonval et www.smokecollective.org
– Miriam Ruisseau
– Barbara Ryckewaert : http://www.barbararyckewaert.com
Le choix, forcément difficile, a été divulgué le 9 juillet, ce fut Laetitia Donval.

La proposition de Laëtitia donval : Chemins d’eau, une façon d’être au monde:
« Mes recherches récentes m’ont amené à explorer le milieu rural costarmoricain d’où je suis originaire. Les séries Fest, La maison et Trégor évoquent toutes cette interaction de l’homme à son environnement vu au travers de mon imaginaire fait de contrastes, entre apaisement etâpreté, lâcher-prise et concentration. C’est ainsi que je confronte en permanence cet imaginaire aux territoires que j’explore, d’une manière spontanée et vive qui correspond à ma façon d’être au monde.
Dans mon travail actuel sur les villes portuaires reconstruites, il s’agit encore d’explorer des territoires en marge d’un point de vue géographique; ces bouts du monde faits d’isolement et de rêverie maritime. Tout comme à Brest, où je vis aujourd’hui, j’aime me retrouver dans ces villes,où la dureté industrielle affleure des océans qui ouvrent à l’évasion. Avec le rivage pour seul guide, j’éprouve l’impact esthétique et social de l’activité portuaire et de ses mutations sur ces villes prises dans les méandres du passé et du devenir.
Cette fascination pour l’élément fluide, je la puise dans ma terre d’origine, l’Argoat (en Côtes d’Armor), qui signifie le pays de l’intérieur en breton par opposition à l’Armor qui est le pays côtier. C’est en Argoat que naissent la plupart des rivières bretonnes. On y vit avec la terre,le bois, dans un paysage de bocage et de landes qui porte une identité très forte. En tant que château d’eau d’une grande partie de la Bretagne, les habitants majoritairement ruraux sont particulièrement concernés par la politique de l’eau et des rivières. C’est un univers autant onirique que très concret pour les acteurs du territoire.
Les Terres Romanes en Pays Catalan m’attirent par ses similitudes autant que par ses contrastes (de lumière, d’architecture, de géographie) avec le pays d’où je viens d’un point de vue naturel et culturel. Je souhaiterais suivre les lignes errantes de la vallée du Tech qui structurent le pays par le croisement entre une photographie documentaire et subjective. Portraits et paysages égrèneront les marches le long des rives menées conjointement avec un scientifique.
Ce partenariat m’intéresse beaucoup afin de comprendre le langage des rivières et des fleuves qui pourrait enrichir mon échappée visuelle.
Dans le cadre de mon projet sur les ports, je m’appuie sur des travaux d’historiens, de sociologues et de documentaristes (Joris Ivens) mais surtout de romanciers contemporains qui font état des écarts et des disparités de la France de manière sensorielle et subjective (Jean-Christophe Bailly, Jean Rolin). Le titre de ce projet est d’ailleurs emprunté à l’ouvrage du même nom de Jean Rolin, qui, parcourant les canaux de France, atteste que toute réalité peut donner sa part au rêve. »

Octobre 2012- juillet 2013 : Réalisation de la résidence et des projets pédagogiques associés

La résidence a eu lieu en en collaboration active avec le Parc Naturel régional des Pyrénées catalanes, le Syndicat mixte du bassin versant de la Têt, le Pays d’Art et d’Histoire du Tech, le collège climatique et sportif Pierre de Coubertin de Font Romeu et les acteurs locaux.
L’artiste est venue en octobre, décembre, février, avril, juin et juillet 2013. Elle a mené son travail de création, est intervenue au collège de Font-romeu, a réalisé des interventions au sein des bistrot de pays du territoire et a mené des conférences-rencontres.

Actions scolaires
Nous sommes intervenus au collège climatique et sportif Pierre de Coubertin de Font Romeu durant l’année scolaire sur 2 ateliers, l’un spécifique avec une classe de troisième et l’autre avec 4 classes, une par niveau (sixième, cinquième, quatrième et troisième). Ces deux interventions basées sur le rapport photographique au paysage ont permis à l’artiste d’intervenir auprès des élèves.
Les comptes rendus sont téléchargeables ici et .
Laêtitia est intervenue avec les élèves sur le paysage et le portrait, elle présente ainsi ses interventions :
«Durant l’année 2012-2013, j’ai parcouru la vallée de la Têt dans le cadre d’une résidence photographique à l’invitation de l’association Lumière d’encre. 
Sur mon chemin, j’ai tenté de rendre compte de la variété humaine et géographique du Pays Terres Romanes, par un regard axé sur le paysage et le portrait. A la suite d’une présentation de mon travail déjà réalisé sur le territoire, j’ai invité la classe de 3 ème 2 du lycée climatique et sportif Pierre de Coubertin  de Font-Romeu, à observer leur environnement proche ‘à ma manière’. Des séances de prises de vue dans l’enceinte du lycée, à des périodes différentes de l’année, leur ont permis de composer un dytique combinant leur portrait effectué par leur binôme et un paysage réalisé de manière personnelle aux abords du lycée. Ces séances furent l’enjeu d’un travail collaboratif entre les élèves, mais surtout d’une initiation aux notions photographiques techniques (cadrage, lumière, choix) et théoriques qui composent la photographie documentaire.
Cette association du portrait au paysage est une récurrente fondatrice de la photographie documentaire dont l’enjeu est de faire état par l’image, d’un lieu ou territoire à un moment historique défini. Après leur initiation à l’histoire du paysage et son observation par Claude Belime, cet atelier de pratique in situ a permis à chaque élève d’être l’observateur/acteur du lieu dans lequel il évolue au quotidien grâce à l’outil photographique numérique.»

Renontres et conférences :

Le samedi 16 février 2013, Laëtitia Donval est intervenu à la médiathèque de Céret pour présenter ses travaux antérieurs et sa démarche artistique. Dans le prolongement de cette conférence, une exposition de son travail « La Maison », a eu lieu à la Galerie de Lumière d’Encre.

Deux soirées portes ouvertes on eu lieu à la galerie du 47 rue de la République à Céret, en décembre 2012 et février 2013.

Sur le territoire du pays Terres Romanes, l’artiste est intervenue dans les bistrots de pays pour présenter sa démarche artistique avec la projection de travaux antérieurs et pour présenter l’avancement de son travail de résidence. Ces rencontres ont permis d’échanger avec les habitants autour du travail artistique et des enjeux de l’eau sur le territoire.

 

 

 

De même, Laëtitia Donval est intervenu, en partenariat avec l’association BlaBl’Art, à Perpignan, le 11 juillet pour présenter  le résultat de son travail et son approche du paysage.

Travail de création réalisé lors de la résidence et expositions:

Dans la suite de la proposition qu’elle avait faite, Laëtitia Donval a abordé le territoire et le paysage de l’eau de la Têt par la rencontre avec les habitants.
Elle a produit une série construite sur le cheminement, qui après ses travaux antérieurs structurés au départ sur son paysage intérieur puis par la suite sur le monde qui l’entourait comme une sorte d’ouverture par cercles concentriques de plus ouvert vers l’extérieur.
Cette expérience l’a amené vers l’autre de plus en plus loin. La résidence de lumière d’Encre l’a porté vers un inconnu, un paysages, des personnages, un pays singulier qu’elle a abordé avec sa photographie «organique». Une expérience artistique d’immersion, entière et vivante, spontanée et onirique avec le fleuve comme perspective et comme guide.
Un travail où se confronte son pays intérieur et un pays de contrastes, de dureté et d’évasion, pour une vision subjective du monde.

En voici quelques images :

     

 

    

    

Enfin, la travail restera disponible à l’association Lumière d’Encre pendant un an pour permettre sa diffusion. Il sera exposé dans les lieux du Pays d’art et d’histoire de la vallée du Tech et de la Têt.

Exposition au Chateau Royal de Collioure du 19 décembre 2013 au 9 février 2014:


Édition :
Une édition du travail de résidence doit sortir en janvier 2014 en même temps que le livre de la première résidence (Création de Geoffroy Mathieu sur la vallée du Tech). Elle est réalisée en collaboration avec les éditions Poursuites (http://www.poursuite-editions.org/), spécialisée dans l’édition de travaux de photographes-auteurs.
Notre volonté est de réunir l’ensemble des trois résidences, chacune faisant l’objet d’une édition propre, dans un coffret associé à un quatrième volume relatant le travail d’observatoire des paysages de l’eau.

La résidence Lumière d’Encre est soutenue par :

Le Conseil Général des Pyrénées-Orientales
Le Pays Pyrénées-Méditerranée et l’Europe
Le Conseil Régional Languedoc-Roussillon
L’Inspection d’Académie Languedoc-Roussillon
La Direction régionale des Affaires Culturelles-Ministère de la Culture
L’Europe
L’eau de source «La Sémillante» est le mécène de la résidence.

2011/2012 – GEOFFROY MATHIEU

Lien

L’eau, élément de patrimoine, de création et d’identité : Résidence d’artiste en Pays Pyrénées-Méditerranée

 Télécharger le dossier de presse

©Geoffroy Mathieu

Réalisation de la résidence Lumière d’Encre

Au printemps 2011, nous avons constitué notre appel à projet.
Avril à juillet 2011: Appel à projet
Appel à projet relayé par les réseaux d’artistes et de structures nationales et internationales, notamment grâce à internet. Notre connaissance du milieu artistique d’aujourd’hui a permit
un grand retentissement à cet appel. Nombre de candidats l’ont reçu par différents canaux de distribution, notre appel reconnu comme intéressant par les milieux artistiques à été fortement relayé.
Juillet à décembre 2011: Processus de sélection
Nous avons reçu plus de 35 dossiers de candidatures à la suite de notre appel à projet. Il est à noter la très bonne qualité des propositions qui nous sont parvenues à la fois de France et de l’étranger tout aussi bien de la part de jeunes artistes que de valeurs confirmées. Notre appel à projet laissait volontairement la possibilité de présenter des dossiers très variés tant par le forme que par leurs approches. Nous avons réceptionné des projets utilisant des techniques anciennes (tirages à la gomme, sténopé …), des interventions dans l’espace, des approches classiques, du reportage, des interventions numériques ainsi qu’un certain nombre de dossier étayés par des textes théoriques très forts.
Une première présélection réalisée sur 6 réunions aux mois de septembre et octobre nous a permis de distinguer d’abord 10 candidatures puis les 4 dernières que nous désirions rencontrer individuellement. Dans le dernier carré se trouvaient, Geoffroy Mathieu, Barbara Rickewaert, Pascal Mougins et Emile Loreaux. Nous avons rencontrés ces candidats chacuns sur plusieurs jours, pendant le mois de novembre.
Le choix, forcément difficile, a été divulgué le 09 décembre, ce fut Geoffroy Mathieu.
Décembre 2011- Septembre 2012: Réalisation de la résidence et des projets pédagogiques associés
La résidence a eu lieu en collaboration avec le SIVU du Tech, le Pays d’Art et d’Histoire du Tech, le lycée Déodat de Séverac et les acteurs locaux. La mobilisation autour de cette résidence fut forte.

Actions scolaires:
L’action pédagogique intitulée : « J’adopte un paysage », a été réalisées au lycée Déodat de Séverac de Céret.
Vous pouvez télécharger son compte rendu  ici.

Résultat du travail réalisé avec l’Université:
Le travail a été réalisé par Pauline Blanc dans le cadre d’un stage d’avril à juin à Lumière d’encre en étroite collaboration avec Geoffroy Mathieu. Il a fait l’objet d’un mémoire de fin de première année à l’Université Perpignan Via Domitia, département de Géographie et aménagement. Pour ce stage, Pauline Blanc a eu, en plus de l’aide et du soutien de Lumière d’Encre, des professeurs et du photographe, également l’aide su SIVU du Tech.
Ce travail a abouti à la réalisation d’un début d’observatoire des paysages autour de l’eau du Tech.

Un observatoire des paysages autour de l’eau du Tech :
Il est a noté que la qualité du travail d’observatoire des paysages réalisé par Geoffroy Mathieu est louée par le SIGA du Tech (Syndicat intercommunal de Gestion et d’Aménagement du Tech) et a été mis à sa disposition.
Notre volonté est de promouvoir la naissance d’un observatoire complet comme outil d’étude et de valorisation de la vallée. Nous travaillons à la naissance de cet observatoire et souhaitons poursuivre cette action sur les deux autres vallées (la Têt et l’Agly) lors des deux résidences suivantes. L’ensemble des travaux sera alors édité et constituera, avec les ouvrages issus du travail des artistes, un corpus permettant une vue d’ensemble de l’eau dans le département des Pyrénées Orientales.
Geoffroy Mathieu a traité 16 points, dont voici un exemple:

Fiche technique à voir ici: TECH_O20_01

Rencontres et conférences :
Deux soirées portes ouvertes on eu lieu à la galerie du 47 rue de la République à Céret, en Mars et mai 2012.
De même, Geoffroy Mathieu est intervenu à BlaBl’Art, à Perpignan, pour présenter son travail et son approche documentaire du paysage et particulièrement de celui qu’il côtoie et pénètre lors de sa résidence.

De plus le samedi 21 avril 2012, Geffroy Mathieu est intervenu à la médiathèque de Céret pour présenter ses travaux antérieurs et sa démarche artistique. Dans le prolongement de cette conférence, une projection de son travail « Dos à la mer », mêlant photographie et son, a eu lieu à la Galerie de Lumière d’Encre.

Travail de création réalisé lors de la résidence et expositions:

Travaux d’entretiens paysagers sur l’île du plan d’eau de Saint-Jean-Pla-de-Corts, janvier 2012

Dans la suite de la proposition qu’il avait faite, Geoffroy Mathieu a abordé le territoire et le paysage de l’eau du Tech par la rencontre de ses utilisateurs. Tout à commencé par une rencontre avec le SIGA du Tech, qui possède une connaissance et une expertise sur le fleuve. Mais il a également rencontré tous les organismes qui interviennes sur l’eau du Tech, comme EDF (hydroélectricité), la DDTM (surveillance), l’ADASIA (canaux d’irrigation), associations, industrie… ainsi que les utilisateurs personnels, agriculteur, pécheurs, touristes…
Cette résidence relie donc l’ensemble des acteurs du Tech, institutionnels ou non.
L’ensemble de ses rencontres fut traité selon une approche photographique qu’il décrit lui-même comme un réalisme poétique. Aussi laissons-lui la place d’exprimer cette approche :

« Persuadé que le poétique n’est pas l’opposé du documentaire, mais son allié, j’ai choisi d’aborder le chaos qu’est le réel avec liberté, laissant mon regard faire son choix pourvu que l’image produite ait un rapport (parfois lointain…) avec la thématique de l’eau. 
Il s’agissait à l’invitation de l’Association Lumière d’encre de visiter le bassin versant du Tech, de la source à la mer, de rencontrer des personnages qui ont l’eau dans leur quotidien, de parcourir les paysages avec l’ambition de rendre compte de ce territoire façonné. Mu par une volonté d’exhaustivité, j’ai essayé de faire apparaître un peu des grandes problématiques de l’eau dans la vallée : l’exploitation électrique, les loisirs, l’entretien, l’aménagement, l’irrigation, mais aussi son histoire et ses mythes. Au gré des rendez-vous, des promenades, des allers-retour, des visites, j’ai laissé mon regard s’attarder sur des éléments hétérogènes, allant du gros plan au grand paysage, de l’anecdotique au symbolique. 
Cela produisit un ensemble d’images très variées qui ont pris leur place dans le montage des planches. L’expérience vécue me permit au-delà de la découverte d’une vallée magnifique et de la rencontre de personnalités passionnantes d’expérimenter encore un peu plus la ligne de crête qui traverse chaque image, entre fidélité au réel et interprétation, entre véracité et  imaginaire. »                                          Geoffroy Mathieu, septembre 2012

En voici quelques images : Création de Geoffroy Mathieu-Résidence LE 2011-2012

Frédéric Brieut, garde vanne du Canal de Céret, dégage un tronçon du canal obstrué par des cannes de provence, février 2012.

Lit du Tech et chataîgneraie à la sortie de La preste-les-Bains, mars 2012.

Lit du Tech et chataîgneraie à la sortie de La preste-les-Bains, mars 2012.

Pierre Sales, coordinateur exploitation Aude/Tech, lors d’une visite de surveillance de la centrale hydroélectrique EDF de La Llau, avril 2012.

Pierre Sales, coordinateur exploitation Aude/Tech, lors d’une visite de surveillance de la centrale hydroélectrique EDF de La Llau, avril 2012.

Baignade dans le Tech sous le pont entre Amélie-les-Bains et Arles-sur-Tech, juillet 2012.

Baignade dans le Tech sous le pont entre Amélie-les-Bains et Arles-sur-Tech, juillet 2012.

Aqualand, Mas des Capellans, Saint-Cyprien, juillet 2012.

Aqualand, Mas des Capellans, Saint-Cyprien, juillet 2012.

Remarque : RESCLOSE ou RASCLOSE
-Une resclose est une digue rustique constituée par un alignement de grosses pierres, de cailloux roulés et de graviers maintenus par des fascines, des troncs d’arbres et des pieux. Des enrochements consolident en arrière le barrage et atténuent l’action des eaux passant par-dessus la crête. Malgré ce dernier dispositif, c’est essentiellement un ouvrage de fortune que la moindre crue détruit ou détériore. Son obliquité tend à diriger les filets liquides vers le canal alimentaire ; il sert donc aussi de guide-eau.       Emile  Delonca, Le canal d’Ille

– resclosa  : f. [LC] [OP] Paret que es fa a través d’un riu, d’un canal, etc., per alçar el nivell de l’aigua i derivar-la fora del seu llit cap a un molí, un rec, etc.          Definició del DIEC

La première exposition de fin de résidence a lieu du 04 au 17 octobre 2012 à la galerie Marianne d’Argelès sur mer:

Invitation Geoffoy Mathieu Galerie Marianne Argelès sur mer 5 octobre 2012

Affiche Geoffroy Mathieu Galerie Marianne Argelès sur mer octobre 2012

 Geoffroy Mathieu Residence Lumière d'encre 2011-2012 Galerie Marianne Argelès sur mer octobre 2012 Geoffroy Mathieu Residence Lumière d'encre 2011-2012 Galerie Marianne Argelès sur mer octobre 2012

 Geoffroy Mathieu Residence Lumière d'encre 2011-2012 Galerie Marianne Argelès sur mer octobre 2012

 Geoffroy Mathieu Residence Lumière d'encre 2011-2012 Galerie Marianne Argelès sur mer octobre 2012

Une seconde exposition a eu lieu du 25 janvier au 25 février 2013 à la MACA de Perpignan (Maison de la catalanité).
Affiche Geoffroy Mathieu à la MACAAffiche Geoffroy Mathieu à la MACA
Enfin, la travail restera disponible à l’association Lumière d’Encre pendant un an pour permettre sa diffusion. il devrait notamment être exposé dans les lieux du Pays d’art et d’histoire de la vallée du Tech et de la Ter et à la MACA de Perpignan. La programmation est en cours de réalisation.

Édition:
Une édition du travail de résidence est prévue avec les éditions Poursuites.
Notre volonté est de réunir l’ensemble des trois résidences, chacune faisant l’objet d’une édition propre, dans un coffret associé à un quatrième volume relatant le travail d’observatoire des paysages de l’eau.
L’édition du premier volume, celui rendant compte du travail sur la vallée du Tech, est en cours. Il sera finalisé au printemps 2013.

La résidence Lumière d’Encre est soutenue par :

Le Conseil Général des Pyrénées-Orientales
Le Pays Pyrénées-Méditerranée et l’Europe
Le Conseil Régional Languedoc-Roussillon
L’Inspection d’Académie Languedoc-Roussillon
La Direction régionale des Affaires Culturelles-Ministère de la Culture
L’Europe
L’eau de source «La Sémillante» est le mécène de la résidence.

2011/2014 : L’EAU, 3 résidences

Lien

L’EAU, ÉLÉMENT DE PATRIMOINE, DE CRÉATION ET D’IDENTITÉ

Résidence 2011/2012 : Geoffroy Mathieu et le Tech

Résidence 2012/2013 : Lætitia Donval et la Têt

2013/2014 – GILLES POURTIER et ANNE-CLAIRE BRO’CH

Un projet

Il s’agit, dans un cadre très spécifique, d’inscrire un acte de création photographique contemporaine dans un lieu fortement marqué par l’art moderne.
Le projet a pour vocation de réunir autour d’un projet artistique et scientifique un grand nombre d’acteurs pour proposer de nouvelles pistes sur les problématiques de l’eau.
Il s’appuie sur une recherche artistique, une recherche scientifique et une approche documentaire pour offrir aux publics autochtones mais aussi aux vacanciers qui viennent en  très grand nombre dans notre région, des nouvelles pistes de réflexion sur les problématiques de l’eau. Il s’appuie sur les acteurs et les événements locaux pour interroger, et ouvrir de nouvelles pistes.
Tout le monde s’accorde à dire que la question de l’eau va se trouver au centre des préoccupations économiques, sociales et politiques des décennies à venir. Notre département, autonome quand à cette ressource fondamentale, se doit de réfléchir à son importance, sa préservation, sa valorisation et sa puissance dans notre imaginaire.

Ce projet s’inscrit dans la réalisation de trois résidences successives ayant la même thématique (l’eau) et se déroulant chacune sur un des 3 fleuves des Pyrénées orientales. La première concerne le Tech, la seconde la Têt et la dernière l’Agly. C’est donc un panorama global de la ressource « eau », de sa place dans les imaginaires et de son importance économique et sociale qui sera mené sur trois ans avec une publication regroupant ces trois expériences et l’approche documentaire et scientifique associée.

Nous proposons une approche innovante suivant trois axes :

  • Le traitement iconographique de cette question doit à la fois fournir, dans la tradition des grandes « missions héliographiques » (commandées par les pouvoirs publics depuis 1851 sous la conduite de Prosper Mérimée, puis à partir de 1984 sous l’égide de la DATAR), une représentation du paysage avec comme fil conducteur la question de l’eau en montrant et en démontrant par l’image son importance pour nos sociétés et nos économies, c’est l’objectif de la partie observatoire du paysage.
    En permettant la mise en place de points de vue reproductibles (suivant un protocole très strict mis en place par l’administration du ministère de l’environnement depuis 2006 suivant les orientations de la convention Européenne des Paysages de 2000), un observatoire permet l’étude de l’évolution du territoire suivant l’objet de celui-ci, ici l’eau. Il constitue un outil important pour les décideurs et les aménageurs.
  • Le traitement iconographique permettra aussi une approche de l’imaginaire qu’il véhicule par le travail de création artistique associé. L’approche artistique doit ouvrir de nouvelles perspectives, en défrichant les territoires de l’imaginaire et l’imaginaire des territoires.Cette résidence s’inscrit dans la continuité de celle réalisée par Benoit Vollmer en 2009-2010 sur le paysage. Une résidence doit donner des moyens humains, techniques et financiers à un artiste, lui permettant d’expérimenter, de questionner, de produire, de remettre en cause et de se remettre en cause dans un contexte particulier.
    Elle a pour but de se développer sur les trois vallées du département en trois résidences annuelles étalées sur plusieurs années.
  • Le travail scientifique (grâce à la collaboration avec le département de Géographie et Aménagement de l’université de Perpignan Via-Domitia (prof : Guillaume LACQUEMENT)) doit ouvrir de nouvelles approches et offrir au public une vision contemporaine des problématiques de cette ressource primordiale.

La combinaison entre les productions artistiques, scientifiques et documentaires renforcera le message des différentes approches. La réunion de ces différentes approches est un gage d’efficacité pour atteindre les publics différents.
Elle proposera à la fois la valorisation d’une création vivante qui a besoin d’expériences et de rencontres pour avancer, l’enrichissement et la mise en valeur de territoires ruraux un peu éloignés des grands centres urbains et culturels et proposera aux nombreux publics autochtones et vacanciers (en saison et en périodes hors saison) une réflexion autour de l’eau, élément structurant notre identité et fondamental. L’observatoire et le travail scientifique seront des outils pour l’avenir. Situé dans des territoires qui furent un noeud crucial de l’art du XXème siècle (Céret, Collioure…) le Pays Pyrénées-Méditerranée, s’est essentiellement développé avec le tourisme et surtout sur sa face littorale. La demande d’un développement plus harmonieux avec une vie de qualité toute l’année, un besoin de dynamiser l’arrière-pays et une nécessité de relier les différents territoires sont les grandes lignes contextuelles du pays Pyrénées-Méditerranée.

Contenu de la résidence :

Recherche scientifique
Une étudiante de master au département de Géographie et Aménagement de l’université de Perpignan Via-Domitia (prof : Guillaume LACQUEMENT) doit effectuer un travail de recherche qui s’intéressera aux paysages liés à l’eau et au développement touristique liés.

Une création et des actions pédagogiques

  • Durée de la résidence : 10 à 12 semaines (contiguës ou non) permettant de mener à bien un travail de création ainsi qu’un travail de documentaire (suivant le protocole des observatoires du paysage)
  • Lieu de la résidence : Céret, locaux de Lumière d’Encre ( studio d’habitation, laboratoire et studio photographique) et hébergement spécifique en fonction des besoins des artistes .

Interventions scolaires :

  • Des interventions scolaires sont associées à cette résidence en collaboration avec les collèges, lycées (généraux et techniques) des territoires où se déroule la résidence d’artiste.

Médiation autour du travail artistique en cours de résidence

  • Trois conférences-interventions durant la résidence : la première en début de résidence pour présenter la démarche de l’artiste à Céret, la seconde et la troisième en fin de résidence pour présenter les recherches et le travail accompli lors des expositions notamment sur la commune d’Argelès sur mer (Galerie Marianne) et la Maison de la Catalanité.
  • Des rencontres durant la durée de la résidence avec les structures et groupes constitués autour des média artistiques.
  • Deux soirées portes ouvertes au studio et rencontre libre avec l’artiste et son travail.

Les conférences associeront le travail scientifique et le travail créatif.

Expositions du résultat des interventions artistiques en milieu scolaire

Expositions du travail de l’artiste

  • Expositions des travaux antérieurs de l’artiste en début de résidence.
    Puis expositions des travaux de la résidence à l’automne suivant la résidence.

Nous disposons des travaux réalisés pendant les résidence contractuellement sur une durée de une année, pour pouvoir les diffuser.

Le territoire irrigue l’acte de création et il apparaît primordial qu’en retour cet acte le fertilise par l’intermédiaire d’une diffusion importante et décentralisée des productions qui doivent aller au plus près des publics. Aussi, l’effort de médiation est primordial. Il doit dépasser le simple territoire du Pays Pyrénées-Méditerranée et doit irriguer la région. Lumière d’Encre poursuivra une médiation sur l’année à suivre sur toute la région (le travail de l’artiste restant à disposition par convention).

Les expositions associeront le travail scientifique et le travail créatif.

Édition
Édition d’un livre regroupant les recherches issues des travaux permettant la diffusion la plus large possible.

 

La résidence Lumière d’Encre est soutenue par :

Le Conseil Général des Pyrénées-Orientales
Le Pays Terres romanes et l’Europe
Le Conseil Régional Languedoc-Roussillon
L’Inspection d’Académie Languedoc-Roussillon
La Direction régionale des Affaires Culturelles-Ministère de la Culture
L’Europe, programme LEADER
L’eau de source «La Sémillante» est le mécène de la résidence.

2010/2011: GOURMELON / BELIME

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Écritures de lumière, 2011

Dans le prolongement de la résidence d’artiste Lumière d’Encre menée en 2009-2010, pendant laquelle l’artiste Benoît Vollmer est intervenu dans le cadre d’un atelier artistique, sur le lycée en rénovation et la transformation du paysage, il s’agit d’interroger le vaste territoire qui constitue le bassin de recrutement du lycée.
Cette zone va du Haut Vallespir (façade est du massif de Canigou avec ses sommets à plus de 2700 m d’altitude) à la mer (d’Argelès/mer à Cerbère et la frontière espagnole). La diversité des paysages se combine à une diversité sociale économique et démographique : à la montagne et l’arrière-pays correspond une population à faible densité, sur le déclin numérique et économique, marquée par une culture villageoise, rurale et quasi paysanne ; la bordure littorale, marquée par les rythmes d’une activité balnéaire, attire une population jeune, en croissance rapide dont les activités professionnelles, sociales et culturelles adoptent des caractéristiques particulièrement urbaines.
Au coeur de ces disparités, le lycée apparaît fortement contesté par les habitants de la côte qui revendiquent la construction d’un nouvel établissement à Argelès, au plus près du plus grand bassin de population du territoire. Une telle situation ne mettrait-elle pas en cause l’existence actuelle du lycée ?
Comment intégrer cette nouvelle donne ? Comment pérenniser son statut ? La période de rénovation n’est-elle pas le bon moment pour s’interroger sur cette identité, pour la mettre en mots et en images ?  Le travail a commencé à travers les productions de l’atelier artistique. Il doit se poursuivre à l’échelle du territoire. Alors que le lycée peine aujourd’hui à asseoir son identité, le travail photographique permet une approche différente et peut être le départ de nouvelles pistes.
Il s’agit de réaliser une création artistique photographique interrogeant le paysage et sa spécificité locale liée à l’implantation du lycée, et y faire participer le monde du lycée (élèves, enseignants et personnel Atos). Il s’agit par cette action de s’interroger sur la représentation et ses enjeux, de donner à penser sur le rôle de la photographie et ses enjeux politiques et sociaux.
La résidence a été confiée à deux photographes Marc Gourmelon et Claude Belime qui ont abordé la question du paysage du bassin de recrutement du lycée c’est-à-dire le territoire du Pays Pyrénées Méditerranée avec deux approches différentes et complémentaires. Commencée fin 2010, cette résidence s’est essentiellement tenue en 2011 du fait des grèves du mois de novembre 2010 aux lycée de Céret ainsi que des stages des élèves de seconde professionnelle qui ont participé à l’atelier artistique.
Compte rendu des actions pédagogiques ici.

1°) Marc Gourmelon : Paysages invisibles

 

« Il faudrait installer les villes à la campagne. » Alphonse Allais

« L’idée est posée en quelque sorte comme des lunettes sur notre nez et ce que nous voyons, nous le voyons à travers elles. Il ne nous vient pas du tout à l’esprit de les ôter. » Ludwig Wittgenstein

Ce travail sur le paysage du Pays Pyrénées Méditerranée témoigne d’une part de la transformation en icônes de certaines vues de ce territoire et de l’invisibilité de certaines zones d’autre part ; la mise sous forme de diptyques s’est donc naturellement imposée.
Depuis les années 1970, les paysages ruraux sont le théâtre de modifications produites par le desserrement urbain, ce processus se caractérise par une redistribution des populations dans les ces espaces périphériques aux villes. Un territoire périurbain encore appelé rurbain s’est construit qui a pris la forme très concrète ces deux dernières décennies d’une pavillonnarisation du paysage, les habitats collectifs datent du début de la période ou sont dans notre région consacrés à la villégiature estivale. Les lotissements et leurs maisons individuelles provoquent à la fois une distance sociale et une proximité familiale : on peut ne pas croiser son voisin. Nous sommes loin des stéréotypes tels que la sociabilité villageoise de la ruralité. Les espaces publics y sont généralement inexistants de même que les repère traditionnels des villes et villages : les groupes de maisons s’ajoutent les uns aux autres tels des Lego. Ces traits du paysage repérés, le choix d’une prise de vue défocalisée a été fait pour marquer notre méconnaissance de ces lieux, par définition hors des circuits touristiques, frappés d’invisibilité et solliciter de la part des regardeurs une accommodation mentale.
Les images qui figurent sur la partie droite des diptyques sont des numérisations de cartes postales ordinaires proposant plusieurs vues, nous sommes face à des icônes accumulant les stéréotypes : le ciel invariablement bleu, la plage estivale, les hauts lieux symbolisant la région: le clocher de Collioure, le Canigou. Leur agrandissement fait apparaître la trame d’impression, annulant ainsi la transparence nécessaire à une projection dans l’image, à une croyance à ces clichés.
Cette résidence a donc permis d’accomplir un travail à la fois documentaire sur le paysage et de questionner la nature des images.

 

2°) Claude Belime : Un pays, une route, des paysages.

www.claudebelime.com

Comment articuler la question d’un emplacement géographique hors du commun avec le quotidien des élèves du lycée, tout en s’inspirant de projets photographiques proches de ceux de la mission de la DATAR?
L’idée est de documenter par le support photographique la diversité des paysages de cette zone des Pyrénées orientales. Comment relier cette problématique à un cadre scolaire ?
La géographie du Pays Pyrénées Méditerranée s’est imposée. Situé le long de la chaine pyrénéenne des hauteurs du massif du Canigou jusqu’à la mer, il est traversé de part en part par le ruban routier constitué par la D116, la D618 et la D914 du col d’Ares au-dessus de Prats de Mollo à Cerbère. C’en est la colonne vertébrale.
En documentant et en s’appropriant les différents paysages qui jouxtent ce ruban noir je souligne la variété l’environnement des élèves du lycée Déodat de Séverac, qui constitue leur milieu. De plus, certains élèves passent beaucoup de temps dans cet espace du trajet.
Il s’agit d’interroger ce territoire de l’entre-deux qui recèle toutes les problématiques géographiques du département mais aussi plus largement le paysage de ce pays.
Sans s’interdire l’interprétation sensible, l’utilisation de la chambre photographique permet de documenter les paysages du Pays Pyrénées Méditerranée. Nous mettons en évidence la diversité d’un pays qui est le terreau de la multiplicité des histoires de chacun. L’intérêt d’un collectif, comme l’est le lycée, est l’hétérogénéité qui le constitue sous l’apparente uniformité. En biologie, on parle de biodiversité, nous parlerons ici du métissage des histoires culturelles; les paysages en sont la trame.

Le paysage est un émetteur d’imaginaire,
« Une pensée qui résonne au regard » L. Wittgenstein, Philosophischen Unterssuchungen;

En ce sens nous entretenons avec lui des rapports complexes , des échanges dans les deux sens et si nous le construisons, il nous forme également.

Quelques images de la série: