Gaël Bonnefon – Élégies

Du 9 juillet au 17 septembre 2022 – Centre d’Art et de Photographie Lumière d’Encre – Ouvert de 10h à 13h et de 14h30 à 18h30

PROLONGATION JUSQU’AU 15 OCTOBRE 2022 – Ouvert entre le 15 septembre et le 15 octobre du mardi au samedi de 10h à 13h et de 14h à 18h.

Élégies de Gaël Bonnefon

Centre d’art et de photographie Lumière d’Encre – Céret – du 9 juillet au 17 septembre 2022
Du mardi au samedi de 10h à 13h et de 14h30 à 18h30

Fragments du monde, instants fulgurants, Gaël Bonnefon capte les éclats du quotidien. Il en ressort un matériau brut, sans apprêt, avec lequel l’artiste recompose une vision du monde entre noirceur et éblouissement.
Le traitement de l’image est rude, parfois brutal; il se joue de l’aléatoire et de la matérialité du support photographique. La couleur y tient un rôle prédominant, souvent explosée, parfois éteinte, elle emporte l’image dans ses confins.
Dans un accrochage à chaque fois renouvelé, Gaêl Bonnefon propose une vision sans illusion sur un monde tragique et sombre. S’il porte un regard insolent et sauvage sur la tragédie humaine qui nous étreint, celui-ci est transpercé par des émerveillements soudains comme des brisures dans l’écoulement spectral et incertain des choses.
Entre ombre et lumière, l’artiste dessine un monde inspirè mais surtout sans affèterie.
Claude Belime
« Figures, espaces, matières : voilà les motifs primordiaux que les photographies de Gaël Bonnefon ne cessent de reprendre, conjurer, déplacer, joindre et disjoindre. Tirés d’un quotidien qui les déguise, les images qu’ils composent jouent et rejouent le drame tantôt gracile tantôt macabre du réel. Un réel d’une teneur plus qu’incertaine, et dont la substance – s’il en est une – se confond avec celle, spectrale et protéique, du rêve. De là un travail sur l’aléatoire et la matérialité brute du négatif (grain, coulées chimiques, rayures) et un usage extrêmement singulier de la couleur, qui dans certaines photographies semble couler sur les motifs et emporter avec elle l’image vers une limite où des forces abstraites prévalent. Sous leur emprise extatique ou accablante, matières, espaces, figures, se délient et s’entrelacent sous la forme d’une chute d’eau, d’un chien qui bondit, d’une paroi rocheuse, d’une étreinte, d’un jet de gaz ou encore d’un homme-bleu-rouge-parapluie ». (Rafael Garido/Zoème).
Bio : Composée essentiellement de photographies et vidéos, la pratique de Gaël Bonnefon prend la forme d’installations (projections vidéo, accrochages accompagnés de bandes son…) ou d’éditions (livres monographiques). Les différents modes d’apparition de ses photographies répondent à autant de manières de lire les images et le quotidien, qui s’impose en tant que sujet récurrent dans la globalité de sa production. Ce monde ordinaire, paysages et portraits où le corps occupe une place décisive, se manifeste à travers une forme de transfiguration et d’ambivalence, fruit de l’implication rigoureuse de l’artiste auprès de ses sujets. Les fragments de cette narration se constituent à partir de l’observation méticuleuse du réel opérée par l’artiste, qui traque le détail, capte les atmosphères, construit des visions et suscite l’émerveillement, dans une expression sensible tout à la fois impulsive et maîtrisée.
Parcours : Gaël Bonnefon est diplômé  de l’école des Beaux-Arts de Toulouse (Isdat) avec les félicitations du jury. Il a exposé à la Villa Pérochon, à lʼÉté photographique de Lectoure, au 104 à Paris lors de Jeune Création 2012, aux Rencontres internationales de la photographie dʼArles et à PhotoEspana. Il a également réalisé des expositions personnelles au musée des Abattoirs en 2014, à la galerie du Château dʼEau en 2012 et 2019 et dans la Vitrine du Frac Île- de-France au printemps 2020. Son travail est présent dans les collections du Frac Midi- Pyrénées, du Château dʼEau (Toulouse), du Kulturamt à Düsseldorf et du Musée Kiyosato au Japon ; il a participé au projet Temps Zero à Berlin, Braga, Rome, Bucarest, Groningen et Thessalonique. Il a bénéficié de nombreuses résidences dʼartistes en France, Allemagne, et Israël. La monographie Elegy for the Mundane est parue aux éditions Lamaindonne en 2019, Même soleil aux éditions Iikki en 2021, et lʼouvrage Aux jours inoubliables est à paraître en 2022 avec Sun/sun éditions.

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