2011/2014 : L’EAU, 3 résidences

L’EAU, ÉLÉMENT DE PATRIMOINE, DE CRÉATION ET D’IDENTITÉ

Résidence 2011/2012 : Geoffroy Mathieu et le Tech

Résidence 2012/2013 : Lætitia Donval et la Têt

Résidence 2013/2014 : L’agly

Un projet

Il s’agit, dans un cadre très spécifique, d’inscrire un acte de création photographique contemporaine dans un lieu fortement marqué par l’art moderne.
Le projet a pour vocation de réunir autour d’un projet artistique et scientifique un grand nombre d’acteurs pour proposer de nouvelles pistes sur les problématiques de l’eau.
Il s’appuie sur une recherche artistique, une recherche scientifique et une approche documentaire pour offrir aux publics autochtones mais aussi aux vacanciers qui viennent en  très grand nombre dans notre région, des nouvelles pistes de réflexion sur les problématiques de l’eau. Il s’appuie sur les acteurs et les événements locaux pour interroger, et ouvrir de nouvelles pistes.
Tout le monde s’accorde à dire que la question de l’eau va se trouver au centre des préoccupations économiques, sociales et politiques des décennies à venir. Notre département, autonome quand à cette ressource fondamentale, se doit de réfléchir à son importance, sa préservation, sa valorisation et sa puissance dans notre imaginaire.

Ce projet s’inscrit dans la réalisation de trois résidences successives ayant la même thématique (l’eau) et se déroulant chacune sur un des 3 fleuves des Pyrénées orientales. La première concerne le Tech, la seconde la Têt et la dernière l’Agly. C’est donc un panorama global de la ressource « eau », de sa place dans les imaginaires et de son importance économique et sociale qui sera mené sur trois ans avec une publication regroupant ces trois expériences et l’approche documentaire et scientifique associée.

Nous proposons une approche innovante suivant trois axes :

  • Le traitement iconographique de cette question doit à la fois fournir, dans la tradition des grandes « missions héliographiques » (commandées par les pouvoirs publics depuis 1851 sous la conduite de Prosper Mérimée, puis à partir de 1984 sous l’égide de la DATAR), une représentation du paysage avec comme fil conducteur la question de l’eau en montrant et en démontrant par l’image son importance pour nos sociétés et nos économies, c’est l’objectif de la partie observatoire du paysage.
    En permettant la mise en place de points de vue reproductibles (suivant un protocole très strict mis en place par l’administration du ministère de l’environnement depuis 2006 suivant les orientations de la convention Européenne des Paysages de 2000), un observatoire permet l’étude de l’évolution du territoire suivant l’objet de celui-ci, ici l’eau. Il constitue un outil important pour les décideurs et les aménageurs.
  • Le traitement iconographique permettra aussi une approche de l’imaginaire qu’il véhicule par le travail de création artistique associé. L’approche artistique doit ouvrir de nouvelles perspectives, en défrichant les territoires de l’imaginaire et l’imaginaire des territoires.Cette résidence s’inscrit dans la continuité de celle réalisée par Benoit Vollmer en 2009-2010 sur le paysage. Une résidence doit donner des moyens humains, techniques et financiers à un artiste, lui permettant d’expérimenter, de questionner, de produire, de remettre en cause et de se remettre en cause dans un contexte particulier.
    Elle a pour but de se développer sur les trois vallées du département en trois résidences annuelles étalées sur plusieurs années.
  • Le travail scientifique (grâce à la collaboration avec le département de Géographie et Aménagement de l’université de Perpignan Via-Domitia (prof : Guillaume LACQUEMENT)) doit ouvrir de nouvelles approches et offrir au public une vision contemporaine des problématiques de cette ressource primordiale.

La combinaison entre les productions artistiques, scientifiques et documentaires renforcera le message des différentes approches. La réunion de ces différentes approches est un gage d’efficacité pour atteindre les publics différents.
Elle proposera à la fois la valorisation d’une création vivante qui a besoin d’expériences et de rencontres pour avancer, l’enrichissement et la mise en valeur de territoires ruraux un peu éloignés des grands centres urbains et culturels et proposera aux nombreux publics autochtones et vacanciers (en saison et en périodes hors saison) une réflexion autour de l’eau, élément structurant notre identité et fondamental. L’observatoire et le travail scientifique seront des outils pour l’avenir. Situé dans des territoires qui furent un noeud crucial de l’art du XXème siècle (Céret, Collioure…) le Pays Pyrénées-Méditerranée, s’est essentiellement développé avec le tourisme et surtout sur sa face littorale. La demande d’un développement plus harmonieux avec une vie de qualité toute l’année, un besoin de dynamiser l’arrière-pays et une nécessité de relier les différents territoires sont les grandes lignes contextuelles du pays Pyrénées-Méditerranée.

Contenu de la résidence :

Recherche scientifique
Une étudiante de master au département de Géographie et Aménagement de l’université de Perpignan Via-Domitia (prof : Guillaume LACQUEMENT) doit effectuer un travail de recherche qui s’intéressera aux paysages liés à l’eau et au développement touristique liés.

Une création et des actions pédagogiques

  • Durée de la résidence : 10 à 12 semaines (contiguës ou non) permettant de mener à bien un travail de création ainsi qu’un travail de documentaire (suivant le protocole des observatoires du paysage)
  • Lieu de la résidence : Céret, locaux de Lumière d’Encre ( studio d’habitation, laboratoire et studio photographique) et hébergement spécifique en fonction des besoins des artistes .

Interventions scolaires :

  • Des interventions scolaires sont associées à cette résidence en collaboration avec les collèges, lycées (généraux et techniques) des territoires où se déroule la résidence d’artiste.

Médiation autour du travail artistique en cours de résidence

  • Trois conférences-interventions durant la résidence : la première en début de résidence pour présenter la démarche de l’artiste à Céret, la seconde et la troisième en fin de résidence pour présenter les recherches et le travail accompli lors des expositions notamment sur la commune d’Argelès sur mer (Galerie Marianne) et la Maison de la Catalanité.
  • Des rencontres durant la durée de la résidence avec les structures et groupes constitués autour des média artistiques.
  • Deux soirées portes ouvertes au studio et rencontre libre avec l’artiste et son travail.

Les conférences associeront le travail scientifique et le travail créatif.

Expositions du résultat des interventions artistiques en milieu scolaire

Expositions du travail de l’artiste

  • Expositions des travaux antérieurs de l’artiste en début de résidence.
    Puis expositions des travaux de la résidence à l’automne suivant la résidence.

Nous disposons des travaux réalisés pendant les résidence contractuellement sur une durée de une année, pour pouvoir les diffuser.

Le territoire irrigue l’acte de création et il apparaît primordial qu’en retour cet acte le fertilise par l’intermédiaire d’une diffusion importante et décentralisée des productions qui doivent aller au plus près des publics. Aussi, l’effort de médiation est primordial. Il doit dépasser le simple territoire du Pays Pyrénées-Méditerranée et doit irriguer la région. Lumière d’Encre poursuivra une médiation sur l’année à suivre sur toute la région (le travail de l’artiste restant à disposition par convention).

Les expositions associeront le travail scientifique et le travail créatif.

Édition
Édition d’un livre regroupant les recherches issues des travaux permettant la diffusion la plus large possible.

 

La résidence Lumière d’Encre est soutenue par :

Le Conseil Général des Pyrénées-Orientales
Le Pays Terres romanes et l’Europe
Le Conseil Régional Languedoc-Roussillon
L’Inspection d’Académie Languedoc-Roussillon
La Direction régionale des Affaires Culturelles-Ministère de la Culture
L’Europe, programme LEADER
L’eau de source «La Sémillante» est le mécène de la résidence.