2018/2019 Richard Petit.

2018-2019 : Résidence d’artiste à Céret : Céret, une géographie humaine multiforme

« Quelle vérité que ces montagnes bornent…» Michel de Montaigne Les Pyrénées constituent une frontière sur le territoire qui va de Perpignan à Figueras. Nous invitons un artiste à traiter l’effet de celle-ci sur cet espace qui va du pays Pyrénées-Méditerranée au comarque de l’Alt Emporda, les similitudes, les différences tant culturelles que géographiques…

Cette résidence s’inscrit dans notre réflexion menée depuis 3 ans avec le festival FotoLimo. Elle viendra soutenir le travail réalisé pour le festival.

La restitution de sa résidence auras lieux en novembre 2019 à la salle de la Capelleta à Céret.

Vous pouvez retrouver sa première exposition « Cheap Land » dans notre rubrique exposition : http://www.lumieredencre.fr/expositions/fevrier-mars-2019-richard-petit-cheap-land/

J’aime parler du désir d’ailleurs en questionnant la notion de sublime.

BIO Richard Petit-Ceret 2018

Ateliers scolaires

Dans le cadre de résidence d’artiste à Lumière d’Encre, j’ai eu l’honneur d’animer deux ateliers scolaires à Port Vendres, l’un en CM2 dans la classe de Nathalie Chaumas-Pellet à l’école Louis Pasteur et l’autre en sixième dans la classe de Sandra Pépin-Donat au collège de la Côte Vermeille.
En voici le concept pédagogique : 
les enfants (tout comme le grand public) n’associent pas forcément les photographies à des œuvres d’art. Il leur semble que l’art, c’est la peinture et que la peinture, c’est l’art. Quant à la photographie, de par le fait qu’elle est une reproduction mécanique de la réalité, elle serait objective et transparente par nature.

Ces deux croyances vont être questionnées par la pratique et non par une réflexion philosophique. Les enfants vont s’apercevoir par eux-mêmes qu’on “fabrique”  une image photographique tout autant qu’on la “prend”. Ils découvriront ainsi que la photographie découle d’une intentionnalité et d’un projet.

 

 

 


La métaphore de la frontière.
 
Le thème à traiter par le résident de Lumière d’Encre est “la frontière”, thème que je décidai d’aborder de façon métaphorique, en l’évoquant plutôt qu’en le documentant.
 
J’ai produit des paysages en couleur et en grand format, photographiés à la chambre. Ma pratique de la photographie emprunte autant à l’école de Düsseldorf qu’à la peinture romantique.
 
Fasciné par les idées de proche et de lointain, mais aussi par l’étonnante proximité du banal et du sublime, j’ai tenté d’évoquer visuellement les différents sentiments que les idées de frontière, de côte et de montagne peuvent engendrer.
 
J’ai essayé aussi et surtout d’évoquer les migrations. J’ai tenté de convoquer les fantômes des naufragés, de rendre hommage aux malheureux qui ont perdu la vie en tentant de rejoindre notre civilisation.