Mai 2017 : « Opium, chacun de nous est un désert… » de Soraya Hocine

Soraya Hocine capture ses interrogations à l’argentique, avec des tirages en noir et blanc ou en couleurs. La photographie devient un moyen d’exprimer ses doutes, ses peurs, ses pensées, mais aussi une quête sur l’identité…

Les histoires personnelles, les parcours familiaux, les récits imaginaires sont autant de chemins photographiques qu’elle explore en croisant son regard avec les témoignages passés et les visions du présent. Evoluer dans un nouvel environnement, c’est aller vers l’inconnu. La mise en scène de récit permet à l’artiste d’apprivoiser ce qui l’entoure. Dans sa démarche photographique, rencontrer ces espaces, c’est une manière de se rencontrer soi-même. La photo devient le reflet d’une nouvelle réflexion sur soi et sur l’identité par l’utilisation, notamment, de l’autoportrait.

Dans l’expression de ses histoires personnelles, Soraya Hocine distille son imaginaire par la mise en scène d’un geste ordinaire, par l’absence et la mémoire, ou encore par la nudité comme signe de la vulnérabilité de chacun. Les photographies historiques, tirées d’albums de familles ou des archives croisent la création contemporaine, les images du passé rencontre celles du présent pour constituer une nouvelle réalité avec les fragments identitaires. L’identité est-elle la construction, l’union ou la dissemblance entre le réel et l’imagination ?

À la lueur de la poussière, Soraya Hocine compose le souvenir d’un portrait de famille volatile et pourtant inscrit dans la mémoire. De volatile, il n’y a pas que le temps à l’image de ces oiseaux empaillés cernant la filiation. Les êtres vulnérables ne s’imposent pas dans le groupe mais ils coexistent pour faire partie du monde.

Dans l’altérité se construit l’individualité. Le cercle familial est un espace refuge où les liens entre les individus se façonnent, se tissent et parfois se délient. Au sein des « pensions de familles » vivent des personnes marquées par l’expérience de la vie. Ici, les rayons du soleil éclairent une pièce abandonnée tel l’espoir dans un avenir incertain. « Contrairement à ce qui se passe en privé et dans la famille, dans l’obscurité des quatre murs, tout apparaît ici dans cette lumière que seule (…) la présence des autres peut créer.» Hannah Arendt

Dossier de presse : http://www.lumieredencre.fr/wp-content/uploads/2017/04/Infosettextes.pdf

 

Affiche A3 Soraya Hocine

Affiche A3 Soraya Hocine